Rapide historique
C’est dès l’année 2001 qu’un certain nombre d’élus, sous l’impulsion de Monsieur le Préfet du Gard Michel GAUDIN et Jean YANNICOPOULOS, Conseiller Général du Gard, Maire de Garons et Président de l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région Nîmoise, ont commencé à réfléchir à l’idée d’un périmètre de S.CO.T.
Des quelques 115 communes au départ de la réflexion qui avaient été présentes à plusieurs rencontres dès juillet 2001 et jusqu’en 2002, 75 communes ont signé une "Charte d’objectifs" visant 6 principes fondamentaux : Le Sud Gard un territoire de référence ; Une politique teritoriale cohérente ; Un projet global qui affirme les spécificités locales ; Un développement équilibré du territoire ; Une démarche partenariale ; Des règles de fonctionnement communes et partagées.
Le périmètre est arrêté le 4 septembre 2002 et le syndicat mixte est créé le 25 octobre 2002... l’élaboration est lancée en mai 2003, le S.CO.T. est approuvé en juin 2007.
Depuis, 4 nouvelles communes se sont trouvées inclues dans le périmètre du S.CO.T. par l’élargissement du périmètre de l’agglomération de Nîmes Métropole, portant à 79 le nombre de communes du S.CO.T. du Sud Gard.
Quelques constats et la volonté politique d’élaborer un S.CO.T. pour le Sud Gard
Le Sud du Gard a subit des évolutions et des mutations rapides ; ces grands bouleversements urbains, rurbains et quelquefois ruraux, ont engendré des dysfonctionnements importants, généré des inégalités sociales et économiques, des consommations d’espaces naturels et agricoles importantes favorisant l’étalement urbain, fait la part belle au "tout" voiture,...
Face aux constats, le principe général qui a soutenu les réflexions des élus du S.CO.T. du Sud Gard dans le cadre de leur Projet d’Aménagement et de Développement Durable, a été celui des choix : "Que souhaitons-nous pour notre territoire demain ? Quel territoire voulons-nous léguer à nos enfants ?".
Ils n’ont pas souhaité s’inscrire dans une relation du subir, mais plutôt de l’agir.
Ainsi, pour eux : "Développer le territoire du Sud Gard est une certitude, mais pas à n’importe quel prix... Notre conscience, à travers la gestion du quotidien, s’est avérée raisonnée et pragmatique : Nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui de développer harmonieusement et durablement notre territoire. Nous devons préparer notre avenir et jeter les bases d’un développement qui deviendra viable, parce qu’il aura été réfléchi et préparé."
Si ces évolutions et ces mutations sont nécessaires pour répondre à l’évolution démographique et économique, ces changements doivent se faire dans un souci de cohérence et de développement durables, mais aussi selon 3 grans principes fondateurs institués par la loi Solidarité et Renouvellement Urbains :
"L’équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé, le développement de l’espace rural, d’une part, et la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des espaces naturels et des paysages, d’autre part, en respectant les objectifs du développement durable."
"La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l’habitat urbain et dans l’habitat rural, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs en matière d’habitat, d’activités économiques, notamment commerciales, d’activités sportives ou culturelles et d’intérêt général ainsi que d’équipements publics, en tenant compte en particulier de l’équilibre entre emploi et habitat ainsi que des moyens de transport et de la gestion des eaux."
"Une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de la circulation automobile, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes, des espaces verts, des milieux, sites et paysages naturels ou urbains, la réduction des nuisances sonores, la sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature."
Le S.CO.T, conçu dans un esprit de concertation, doit permettre d’anticiper les développements futurs et mettre en priorité l’amélioration de la qualité et du cadre de vie de chacun. Il s’agit d’un outil au service de tous et qui donne aux citoyens la possibilité d’être acteurs au travers tout le processus d’élaboration d’une part et la phase d’enquête publique, d’autre part.
Les élus du S.CO.T. du Sud du Gard, première génération, ont souhaité un document qui "borde" le territoire, définisse des limites et des principes généraux à ne pas franchir... Pour que la compatiblité puisse s’exercer et les orientations générales du document s’appliquer localement , la volonté politique a été de considérer que le contenu du S.CO.T. devait globalement être souple pour assurer une mise en oeuvre optimale. Et si pour quelques uns ce premier document est perçu comme "pas assez prescriptif", les expériences de la mise en oeuvre nous prouvent tous les jours que cette souplesse a permis d’adapter les conséquences d’un certain nombre d’événements survenus sur le territoire Sud Gardois depuis l’approbation du Schéma.
Ainsi un S.CO.T. et les grands principes qu’il porte, ne "fige" pas un territoire, mais l’accompagne, l’aide à mieux se développer, le plus harmonieusement et le plus durablement possible en tenant compte de toutes les opportunités d’évolutions et d’améliorations positives pour l’ensemble du Sud Gard et ses concitoyens, dans un cadre organisé et hiérarchisé.